Un médicament contre l'obésité suspendu
Nouveau coup dur pour les personnes souffrant d'obésité. Jeudi soir, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a demandé aux médecins de ne plus prescrire de sibutramine , l'un des derniers médicaments contre l'obésité encore disponible dans notre pays. Le tout dans l'attente d'une décision de la Commission européenne après l'avis défavorable rendu le même jour par l'Agence européenne du médicament (EMA), qui recommande de suspendre l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de toutes les spécialités contenant de la sibutramine (Sibutral, Reductil, Reduxade et Zelium). «Les risques dépassent les bénéfices», estime l'EMA, ajoutant que la perte de poids est «modeste» et s'estompe vite après l'arrêt du traitement.
Commercialisée en France depuis juin 2001 sous le nom de Sibutral, cette molécule coupe-faim, qui agit en inhibant la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, à l'instar de certains antidépresseurs, est prescrite comme «traitement d'appoint dans le cadre d'un programme visant à contrôler le poids de patients présentant une obésité nutritionnelle et un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30*», rappelle l'Afssaps.
Depuis 2001, une soixantaine de signalements d'effets indésirables impliquant ce médicament ont été recensés dans notre pays, dont le décès d'une femme. «Moins de la moitié des cas concernaient des effets indésirables cardio-vasculaires, dont cinq cas graves (troubles du rythme, hypertension, tachycardie)», précise l'Afssaps, qui estime qu'en 2009 environ 5 500 personnes prenaient du Sibutral en France. Mais c'est après avoir pris connaissance des résultats d'une étude menée pendant cinq ans sur 9 805 patients que l'EMA a décidé de réagir. Ces résultats font état d'une augmentation du risque de complications cardio-vasculaires (accident vasculaire cérébral ou crise cardiaque) chez les personnes traitées par sibutramine.
Pas question pour autant de céder à la panique. Dans l'... lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
samedi 23 janvier 2010
ओबामा ल'एतौ से réserre
Barack Obama critique la Cour suprême
Barack Obama a accusé la Cour suprême, contrôlée par les conservateurs, d'avoir attenté à la démocratie en supprimant le plafonnement des dons des entreprises dans les campagnes électorales.
La Cour suprême a décidé jeudi par cinq voix contre quatre qu'un tel plafonnement était contraire à la constitution américaine et notamment à la liberté d'expression des entreprises.
"Cet arrêt ouvre les vannes à l'injection dans notre démocratie de montants illimités venant d'intérêts privés", a déclaré le président américain lors de son intervention hebdomadaire à la radio et sur internet.
"Cela donne aux lobbyistes et à leurs intérêts privés un nouveau levier pour dépenser des millions en publicité pour persuader les élus d'aller dans leur sens, ou pour sanctionner ceux qui ne le font pas", a ajouté Barack Obama.
"Cet arrêt est un coup porté à la démocratie elle-même", a-t-il dit.
L'arrêt de la Cour suprême et la réaction du chef de la Maison blanche interviennent alors que se prépare la campagne des élections à mi-mandat, qui se dérouleront en novembre.
A l'occasion de ce scrutin, des milliards de dollars devraient être engagés dans la campagne, à l'issue de laquelle les démocrates risquent de perdre leur majorité au Congrès en raison de la crise économique et du chômage.
En 2008, près de six milliards de dollars ont été dépensés lors des campagnes nationales, dont un milliard venant des entreprises, d'associations de commerçants et d'industriels, de cadres et de lobbyistes.
Les démocrates craignent qu'une grande partie des dons aille à leurs adversaires républicains, alliés traditionnels des milieux d'affaires.
LES RÉPUBLICAINS SATISFAITS
Le Parti républicain ne cache pas son ambition de reprendre la majorité au Sénat et à la chambre des Représentants en novembre prochain, et de placer ainsi le président américain dans une situation délicate.
Michael Steele, président du Parti républicain, s'est félicité de l'arrêt de la Cour suprême, estimant que la liberté d'expression renforce la démocratie.
Le chef de la Maison blanche, qui avait déjà fait part de sa désapprobation jeudi, a jugé que la décision des neuf juges, nommés pour six d'entre eux par des présidents républicains, nuit aux efforts engagés par son administration pour limiter l'influence des entreprises sur la vie politique et risque même de permettre à des sociétés étrangères de "rentrer dans le jeu" politique américain.
"Cela rendra encore plus difficile la possibilité d'adopter des lois de bon sens pour promouvoir l'indépendance énergétique, car des entités étrangères pourraient être autorisées à se mêler de nos élections", a-t-il dit.
Une telle décision nuira aussi à l'adoption de réformes de la réglementation des marchés financiers et donnera aux compagnies d'assurance spécialisées dans la santé "un levier encore plus grand pour écarter des réformes qui protégeraient les patients", a ajouté le président américain.
Il a rappelé qu'il avait interdit les cadeaux de lobbies aux membres de l'administration et qu'il avait "fermé le tourniquet existant entre les firmes de lobbying et le gouvernement".
Barack Obama a indiqué qu'il avait donné instruction à son administration de collaborer immédiatement avec le Congrès pour avancer une réponse forte à l'arrêt de la Cour suprême.
"Nous avons commencé ce travail, et ce sera une priorité pour nous jusqu'à ce que nous réparerions les dégâts qui ont été commis", a-t-il conclu.
Barack Obama a accusé la Cour suprême, contrôlée par les conservateurs, d'avoir attenté à la démocratie en supprimant le plafonnement des dons des entreprises dans les campagnes électorales.
La Cour suprême a décidé jeudi par cinq voix contre quatre qu'un tel plafonnement était contraire à la constitution américaine et notamment à la liberté d'expression des entreprises.
"Cet arrêt ouvre les vannes à l'injection dans notre démocratie de montants illimités venant d'intérêts privés", a déclaré le président américain lors de son intervention hebdomadaire à la radio et sur internet.
"Cela donne aux lobbyistes et à leurs intérêts privés un nouveau levier pour dépenser des millions en publicité pour persuader les élus d'aller dans leur sens, ou pour sanctionner ceux qui ne le font pas", a ajouté Barack Obama.
"Cet arrêt est un coup porté à la démocratie elle-même", a-t-il dit.
L'arrêt de la Cour suprême et la réaction du chef de la Maison blanche interviennent alors que se prépare la campagne des élections à mi-mandat, qui se dérouleront en novembre.
A l'occasion de ce scrutin, des milliards de dollars devraient être engagés dans la campagne, à l'issue de laquelle les démocrates risquent de perdre leur majorité au Congrès en raison de la crise économique et du chômage.
En 2008, près de six milliards de dollars ont été dépensés lors des campagnes nationales, dont un milliard venant des entreprises, d'associations de commerçants et d'industriels, de cadres et de lobbyistes.
Les démocrates craignent qu'une grande partie des dons aille à leurs adversaires républicains, alliés traditionnels des milieux d'affaires.
LES RÉPUBLICAINS SATISFAITS
Le Parti républicain ne cache pas son ambition de reprendre la majorité au Sénat et à la chambre des Représentants en novembre prochain, et de placer ainsi le président américain dans une situation délicate.
Michael Steele, président du Parti républicain, s'est félicité de l'arrêt de la Cour suprême, estimant que la liberté d'expression renforce la démocratie.
Le chef de la Maison blanche, qui avait déjà fait part de sa désapprobation jeudi, a jugé que la décision des neuf juges, nommés pour six d'entre eux par des présidents républicains, nuit aux efforts engagés par son administration pour limiter l'influence des entreprises sur la vie politique et risque même de permettre à des sociétés étrangères de "rentrer dans le jeu" politique américain.
"Cela rendra encore plus difficile la possibilité d'adopter des lois de bon sens pour promouvoir l'indépendance énergétique, car des entités étrangères pourraient être autorisées à se mêler de nos élections", a-t-il dit.
Une telle décision nuira aussi à l'adoption de réformes de la réglementation des marchés financiers et donnera aux compagnies d'assurance spécialisées dans la santé "un levier encore plus grand pour écarter des réformes qui protégeraient les patients", a ajouté le président américain.
Il a rappelé qu'il avait interdit les cadeaux de lobbies aux membres de l'administration et qu'il avait "fermé le tourniquet existant entre les firmes de lobbying et le gouvernement".
Barack Obama a indiqué qu'il avait donné instruction à son administration de collaborer immédiatement avec le Congrès pour avancer une réponse forte à l'arrêt de la Cour suprême.
"Nous avons commencé ce travail, et ce sera une priorité pour nous jusqu'à ce que nous réparerions les dégâts qui ont été commis", a-t-il conclu.
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