samedi 23 janvier 2010

स्त्रिस्ते réalité

Un médicament contre l'obésité suspendu


Nouveau coup dur pour les personnes souffrant d'obésité. Jeudi soir, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a demandé aux médecins de ne plus prescrire de sibutramine , l'un des derniers médicaments contre l'obésité encore disponible dans notre pays. Le tout dans l'attente d'une décision de la Commission européenne après l'avis défavorable rendu le même jour par l'Agence européenne du médicament (EMA), qui recommande de suspendre l'autorisation de mise sur le marché (AMM) de toutes les spécialités contenant de la sibutramine (Sibutral, Reductil, Reduxade et Zelium). «Les risques dépassent les bénéfices», estime l'EMA, ajoutant que la perte de poids est «modeste» et s'estompe vite après l'arrêt du traitement.

Commercialisée en France depuis juin 2001 sous le nom de Sibutral, cette molécule coupe-faim, qui agit en inhibant la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline, à l'instar de certains antidépresseurs, est prescrite comme «traitement d'appoint dans le cadre d'un pro­gramme visant à contrôler le poids de patients présentant une obésité nutritionnelle et un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30*», rappelle l'Afssaps.

Depuis 2001, une soixantaine de signalements d'effets indésirables impliquant ce médicament ont été recensés dans notre pays, dont le décès d'une femme. «Moins de la moitié des cas concernaient des effets indésirables cardio-vasculaires, dont cinq cas graves (troubles du rythme, hypertension, tachycardie)», précise l'Afssaps, qui estime qu'en 2009 environ 5 500 personnes prenaient du Sibutral en France. Mais c'est après avoir pris connaissance des résultats d'une étude menée pendant cinq ans sur 9 805 patients que l'EMA a décidé de réagir. Ces résultats font état d'une augmentation du risque de complications cardio-vasculaires (accident vasculaire cé­rébral ou crise cardiaque) chez les personnes traitées par sibutramine.

Pas question pour autant de céder à la panique. Dans l'... lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

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